Ascension phénoménale : Prêts à défier le Mont-Blanc !

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20 septembre 2016

Réunis depuis dimanche à Chamonix pour les ultimes préparatifs, les douze membres de la cordée qui va tenter, jeudi 22 septembre, de porter le trophée du Championnat du monde masculin de handball 2017 au sommet du Mont-Blanc (4809 m) balancent entre excitation et appréhension. Témoignages.

Depuis plusieurs semaines, le Mont-Blanc occupe leur pensées, les voilà désormais au pied de cet immense défi. Si les douze membres de la cordée de l’Ascension phénoménale se sont retrouvés dimanche à Chamonix avant de partir pour une marche d’acclimatation d’un jour et demi, leur préparation individuelle a commencé depuis bien plus longtemps. « Chacun s’est préparé physiquement de son côté, explique Franck Cadéi, instigateur du projet au sein de la Ligue Dauphiné-Savoie de handball. Je leur ai envoyé un programme spécifique de façon à être prêt le jour J, et je les ai régulièrement eus au téléphone ces dernières semaines pour assurer un suivi. »

« Nous avons passé l’été à nous entretenir, à courir régulièrement, précise Edouard Donnelly, membre de la cordée et Directeur Général du Comité d’Organisation France Handball 2017. Nous avons aussi essayé d’avoir une alimentation relativement équilibrée pour arriver le plus en forme possible. » « Il a aussi fallu « casser » les chaussures neuves que l’on va utiliser pour l’ascension, donc j’ai fait quelques randonnées, quelques sorties un peu courtes pour me sentir bien avec le matériel », complète l’ancien joueur de l’équipe de France Guillaume Gille, lui aussi membre de la cordée en tant qu’ambassadeur de la Ligue Dauphiné Savoie pour les matchs du Championnat du monde qui se dérouleront à Albertville.

Les participants ont également pu bénéficier d’une préparation technique au sein de l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme de Chamonix. Reste une inconnue de taille, la résistance à la très haute altitude du Mont Blanc. « Nous avons tous fait des marches en haute altitude, mais ce n’est pas la même chose qu’à 4000 mètres ; le vrai test, c’est le jour où on monte. On nous a parlé du mal des montagnes, de maux de tête, de fatigue physique extrême, pas tant parce que l’effort physique est intense, mais plus parce que le moindre effort, à cette altitude, demande une énergie colossale », observe Edouard Donnelly. 

Challenges personnels, défi collectif

« Gravir le Mont Blanc, c’est quelque chose d’exceptionnel, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de le faire deux fois, poursuit Guillaume Gille, double champion du monde (2001 et 2009). C’est à la fois un challenge personnel, parce que je ne connais pas du tout la très haute montagne, et un challenge symbolique vis-à-vis du Championnat du monde 2017. L’idée qu’a eue la Ligue Dauphiné Handball de réunir l’ensemble de la famille du handball sur cette ascension me plaît vraiment. » La notion de collectif est essentielle dans le projet, car c’est bien en unissant leurs forces que les douze membres de la cordée, encadrés par six guides de la Compagnie des Guides de Chamonix, atteindront le sommet.

« C’était vraiment l’objectif de ces quelques jours à Chamonix avant l’ascension : commencer à créer cette cohésion, cette unité nécessaire pour pouvoir arriver tous ensemble tout en haut et hisser le trophée au sommet du Mont-Blanc », ajoute l’ancien joueur des Bleus. Un objectif particulièrement motivant pour les membres de la cordée, bien conscients de la portée du symbole. « Avec la tournée qui parcourt en ce moment les territoires hôtes, c’est un peu un grand coup d’envoi national : nous emmenons le trophée au sommet de l’Europe pour annoncer ce sommet du handball que va être le Championnat du monde, explique Edouard Donnelly. Je veux vraiment remercier Franck Cadéi d’avoir porté ce projet extraordinaire, qui montre que le Championnat du monde, ce n’est pas juste 84 matchs, c’est bien plus que ça, c’est tout un territoire qui s’en empare et qui vibre. »

A quelques heures de se lancer dans cette expédition hors du commun – l’ascension finale depuis le refuge du Goûter, 1000m de dénivelé, reste prévue le 22 septembre à partir de 2h du matin -, les membres de la cordée ont désormais hâte d’y être. « J’ai envie de me confronter à cette aventure, je ressens un mélange d’humilité et d’appréhension face à ces éléments devant lesquels nous sommes vraiment de toutes petites choses. Nous allons tenter modestement de gravir cette montagne, d’arriver au sommet et de profiter au maximum de ces moments uniques ! », conclut Guillaume Gille.

Crédit photo : S. Pillaud

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