Brésil-Espagne : l’avant-match

BRA SPA

21 janvier 2017

Premier invaincu du groupe B, l’Espagne aborde en favori son huitième de finale face au Brésil, ce samedi (20h45) à l’Arena de Montpellier. Mais les Sud-Américains tenteront de vaincre leur ancien coach, passé dans le camp d’en face.

Le face-à-face
L’Espagne n’a jamais perdu en match officiel face au Brésil. Mais, au fil des ans, l’écart entre les deux nations s’est resserré. Alors que les Sud-Américains perdaient 13-21 (Championnat du monde 1995) ou 11-31 (1997) il y a encore 20 ans, ils ont désormais les arguments pour rivaliser. Aux Jeux olympiques de Londres, l’Espagne s’en était bien sortie (36-35) et trois ans plus tard, lors du Championnat du monde organisé au Qatar, la marge n’était pas bien grande (29-27 au tour préliminaire). En 1999 en revanche, les deux équipes s’étaient retrouvées – déjà – en huitième de finale du Championnat du monde, et l’Espagne l’avait largement emporté (27-17).

Le principal atout des “Hispanos” se trouve sur leur banc. Personne ne connaît mieux l’équipe du Brésil que l’actuel sélectionneur Jordi Ribera, qui avait pris une première fois les rênes de l’équipe sud-américaine entre 2005 et 2008, avant de revenir en 2012 et de la mener en quart de finale de “ses” Jeux olympiques à Rio.

Les deux joueurs à suivre : Toledo et Corrales
Après la blessure au genou de la star brésilienne Thiagus Dos Santos, Jose Guilherme Toledo va devoir endosser plus de responsabilités. Ça tombe bien car l’arrière droit, qui dispute la Ligue des champions avec le Wisla Plock, en Pologne, est actuellement le meilleur marqueur de son équipe (26 buts) et le dixième de la compétition. Face à lui, il retrouvera son coéquipier en club Rodrigo Corrales. Le gardien de 26 ans, qui rejoindra le Paris Saint-Germain la saison prochaine, totalise 30 arrêts depuis le début de la compétition. Avec Gonzalo Perez de Vargas (31 arrêts), il forme une des paires les plus efficaces du tournoi.

L’œil de Jérôme Fernandez, l’ambassadeur phénoménal
“Un duel assez déséquilibré car le Brésil n’a pas réussi à montrer d’aussi belles choses qu’aux JO. En plus, Jordi Ribera connaît parfaitement son ancienne équipe. Les Espagnols ayant vraiment très bien réussi leur match contre la Slovénie, je pense très sincèrement qu’ils devraient faire la différence vers la 40e, 45e et que le match devrait être plié. Leurs gros points forts, ce sont leurs deux gardiens, très complémentaires et qui sont très performants à chaque fois qu’ils jouent tous les deux. Par contre, l’Espagne m’a un petit peu déçu sur le fond de jeu. Je ne la trouve pas très bien huilée, alors qu’ils ont des joueurs qui ont l’habitude de ce niveau. Ils s’en remettent aux individualités, et ça manque d’un peu de justesse en attaque placée. Après ils sont capables de très bien défendre et ils ont des contre-attaquants incroyables. Les quatre ailiers sont des machines.”