Céline Dumerc : “Ces handballeurs sont des mecs en or”

Qualifications Euro féminin 2017France-Estonie

27 janvier 2017

Capitaine de l’équipe de France de basket-ball médaillée d’argent aux JO de Londres en 2012, Céline Dumerc est aussi une grande amatrice de handball. La meneuse des Bleues a assisté à la demi-finale victorieuse des handballeurs français face aux Slovènes ce jeudi soir. Visiblement, elle a apprécié le spectacle, sur le terrain et dans les tribunes.

Pour une fois, vous n’êtes pas sur le parquet, mais dans les tribunes pour chanter la Marseillaise…
J’ai des frissons, c’est juste énorme ! Depuis que je suis là, je suis comme une gamine. J’ai eu l’occasion de vivre ce genre de moments, notamment lors de l’Euro 2013 organisé en France, mais quand tu es athlète, tu ne le vis pas du tout de la même manière. Je me mets à la place des mecs, eux sont concentrés sur le match. Moi, j’ai des papillons dans le ventre, je suis toute excitée. Je suis super contente d’être une spectatrice lambda. C’est une approche totalement différente, mais je suis ravie de participer à cet événement. 

Que ressent-on lorsqu’on est à leur place, sur le parquet, avec plus de 15 000 personnes autour de soi ?
Tu es dans ton match, dans tes consignes, dans ton plan de jeu. Tu sens l’atmosphère autour, tu vois beaucoup de choses, mais tu ne vois pas tout. A un moment donné, il y a tellement de gens que tu ne sais même pas où sont tes proches. De toute façon, tu dois rester concentrée… Les handballeurs se nourrissent de l’ambiance uniquement pendant les hymnes, mais ensuite ils se concentrent sur leur projet de jeu, sur les consignes des coachs. 

A quoi pense-t-on pendant la Marseillaise ?
Quand je suis en compétition, je ne chante jamais parce que je suis concentrée, je la reprends dans ma tête. Une part de moi profite de l’instant et de tout ce côté patriotique, mais je suis déjà dans mon match, je pense à mon premier ballon, au plan de jeu. Aujourd’hui, je suis juste supportrice, alors je la chante, j’ai même envie de la crier !

Tout ce monde autour du handball, c’est phénoménal…
J’espérais tout ça ! S’il y avait deux AccorHotels Arena, on les aurait remplies tellement ces mecs-là le méritent. Je n’ai pas pu aller à Lille, ni pour l’équipe de France de basket ni pour les Experts. Apparemment, il y a eu une ambiance de fou. Je suis donc ravie d’être ici. J’espère qu’ils vont aller au bout pour que les gens qui découvrent ce sport rejoignent les connaisseurs et que le handball soit encore plus reconnu par le grand public. Je suis fan de handball. C’est un super sport et son équipe de France est composée de mecs en or.

Vous connaissez-vous ? Quelles sont les passerelles entre basket-ball et handball ?
On se connaît un petit petit peu, oui. J’ai un vrai coup de cœur depuis les Jeux Olympiques de Londres (2012), où on avait terminé nos tournois ensemble. On s’était retrouvés au Club France. Pendant les Jeux, à chaque fois que tu les croisais, ils te demandaient comment s’était passé ton match, ou ils te félicitaient parce qu’ils suivaient tes résultats. Les mecs étaient champions olympiques, champions du monde, etc, et ils étaient là, tranquilles à s’intéresser à toi, à ton sport. C’est ça qui est fort avec eux. Ils sont bons, ce sont les meilleurs du monde et en même temps, ils restent ouverts, ils te suivent, ils ne se prennent pas la tête. Je croise les doigts pour qu’ils aillent au bout de ce tournoi, histoire d’ajouter une ligne supplémentaire à leur palmarès, déjà énorme.

Photo : Bacot/FFBB