Culture Hand : Jérémie Beyou

Beyou

11 décembre 2016

Jusqu’au coup d’envoi de la compétition, nous donnons la parole à une personnalité, sportive ou autre, qui nous parle de son rapport au handball et évoque le Championnat du monde 2017. Place au marin finistérien Jérémie Beyou, actuellement 4e du Vendée Globe et fan revendiqué des Experts.

Jérémie, avez-vous joué au hand et auriez-vous pu faire un bon joueur de hand ?

Oui, j’ai joué au hand au lycée, c’était vraiment le sport co par excellence en EPS. J’aimais bien ça, je pense que j’avais un bon tir, mais pas un gros cardio, le hand est quand même un sport hyper intense, j’aurais peut-être été limité par ça, il aurait fallu que j’aie un peu plus de jambes, parce sinon, j’ai plutôt de bonnes épaules.

Trois mots pour définir le hand ?

Engagement physique, esprit d’équipe, et, pour le gardien surtout, le fait de ne pas avoir peur du ballon.

Le joueur de hand le plus phénoménal pour vous ?

Niko Karabatic, j’adore !

Un souvenir marquant en tant que supporter des Experts ?

Le truc difficile avec cette équipe de France, c’est qu’elle a remporté tellement de victoires et de titres que c’est difficile de n’en retenir qu’un, mais je dirais le premier titre olympique à Pékin, en 2008.

Un mot pour les Experts qui défendront en janvier leur titre mondial devant leur public ?

Qu’ils n’écoutent pas les critiques, qu’ils croient en eux ! Ils ont certes eu un coup en dedans l’an dernier à l’Euro, mais ils se sont bien ressaisis aux Jeux Olympiques, même s’ils échouent de peu en finale. Je suis sûr que chez eux, ils seront difficiles à arrêter.

Peut-on comparer un Championnat du monde de hand à un Vendée Globe ?

C’est difficile de comparer, mais l’un comme l’autre sont des événements majeurs. Ce qui est difficile pour nous sur le Vendée Globe, c’est que la course n’a lieu que tous les quatre ans. Eux, avec le Championnat du monde, l’Euro et les Jeux Olympiques, ils ont  la possibilité de se « refaire la cerise » l’année suivante s’ils ratent un tournoi. Nous, on a certes d’autres courses comme la Solitaire du Figaro ou la Route du Rhum, mais l’événement majeur, c’est le Vendée Globe, il faut attendre quatre ans pour se refaire, c’est un peu long.

Et au niveau de l’engagement physique ?

En termes d’engagement physique, il y a des points communs dans le sens où il faut savoir mettre de l’impact sur des périodes assez courtes et être capable de se gérer sur la durée. Sur un Championnat du monde de trois semaines, les joueurs doivent monter en puissance une fois sortis des poules, ne pas se blesser. Nous, sur un Vendée Globe, il faut aussi savoir gérer cet aspect, ne pas se mettre dans le rouge…