Une histoire de mascottes en six anecdotes

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23 juin 2015

Sur la longue route que constitue l’organisation d’un événement sportif, certaines étapes sont essentielles. Au même titre que la désignation des sites retenus ou la cérémonie d’ouverture, le choix de la mascotte en fait partie. Et cela ne date pas d’hier…

Depuis les années 1960, c’est devenu plus qu’une habitude, une tradition. Chaque compétition sportive internationale (championnat continental, mondial ou Jeux Olympiques) se dote de sa mascotte officielle, censée incarner dans la bonne humeur l’esprit de la compétition en question. En attendant celle de France Handball 2017, qui s’annonce très innovante (et dont on parle déjà sur nos réseaux sociaux), voici six mascottes qui ont marqué l’histoire du genre, pour des raisons bien différentes.

La plus emblématique : World Cup Willie (Coupe du monde de football 1966)

Pionnier à bien des égards, le Mondial anglais de 66 fut l’un des premiers évènements d’envergure internationale à proposer une mascotte officielle, en la personne de ce lion très pop, à l’allure décontractée, dans le plus pur style du Swinging London de l’époque. Porté par son design chatoyant et disposant même d’un hymne, World Cup Willie est devenu un classique instantané et a rapidement fait des émules.

La plus superstitieuse : Al le poulpe (Detroit Red Wings)

Il s’agit ici de l’effigie d’un club et non d’une compétition, mais il faut aussi rappeler que les mascottes se sont au départ développées dans les ligues sportives américaines, et proviennent souvent de phénomènes de superstition. Ainsi, celle de l’équipe de hockey de Detroit est un hommage à une heure glorieuse du club. En 1952, les Red Wings étaient au bord de la défaite lorsqu’un supporter a lancé un poulpe (!) à huit tentacules sur la glace. Dans la foulée, l’équipe avait remporté les huit matches suivants, et le championnat.

La plus inattendue : Magique (Jeux Olympique d’Albertville 1992)

La sympathique étoile des JO 1992 est restée dans les mémoires, mais elle aurait pu ne jamais voir le jour. Dans le projet validé à l’origine, c’est une toute autre mascotte (un chamois) qui avait été présentée. Les designers durent cependant revoir leur copie en catimini, à deux ans de l’évènement. Il fut d’ailleurs particulièrement difficile de trouver un nom à la nouvelle création, les concepteurs finissant par opter pour le mot qui revenait le plus souvent dans leurs réunions de travail.

La plus expérimentale : Ciao (Coupe du monde de football 1990)

Si les mascottes représentent le plus souvent des animaux ou des humains, il arrive que les organisateurs choisissent de faire dans l’original, ce qui n’est pas sans risque. L’un des meilleurs exemples est incontestablement (dés)incarné par la mascotte du Mondial italien de 90. Un peu trop conceptuel, cet étonnant pantin désarticulé avec un ballon de foot en guise de tête restera comme l’une des plus improbables bizarreries du genre.

La plus explicite : High Five (Euro de handball 2016)

Depuis les années 1990, les compétitions internationales de handball ont elles aussi, systématiquement, des mascottes officielles. Jusqu’ici, cependant, peu d’entre elles ont vraiment marqué les esprits. La donne est cependant en train de changer. Fahad, la mascotte du dernier Mondial au Qatar, avait fait parler de lui grâce à sa tenue originale (qui reprenait l’habit traditionnel des hommes dans les pays du Golfe). Pour le prochain Euro en Pologne, les organisateurs ont également misé sur l’originalité visuelle. Avec sa tête en forme de main, le débonnaire High Five incarne l’essence du hand de manière fun et astucieuse.

La plus interactive (pour le moment…) : Super Victor (Euro de football 2016)

Pour le prochain Euro de foot, l’UEFA a fait choisir aux internautes le nom de la mascotte, parmi trois propositions. Plus de 100 000 personnes ont pris part au vote, qui a consacré Super Victor, aux dépens de Driblou et Goalix. France Handball 2017 pousse cependant plus loin le concept, en proposant aux fans de donner leur avis sur la création de la future mascotte. Une consultation est ainsi en place sur la page Facebook de la compétition. Les amateurs de handball du monde entier peuvent répondre à des questions pour déterminer les grandes orientations de la future mascotte. Un dispositif démocratique, innovant et ludique, au diapason de ce Mondial qui s’annonce phénoménal.

Rdv sur la page Facebook Hand 2017 pour donner votre avis sur la future mascotte

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