Fabregas est prêt au combat

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17 janvier 2017

Après la blessure du pivot Luka Karabatic ce vendredi face au Japon, il y avait des questions sur la capacité de l’équipe de France à lui trouver un remplaçant. Mais la réponse est arrivée dès l’entrée de Ludovic Fabregas, prévu au départ comme troisième rotation. Pas de doute, le joueur de 19 ans a les épaules assez larges pour le poste.

C’était la première mauvaise nouvelle de la compétition pour les Français : blessé à la cheville face aux Japonais, le pivot Luka Karabatic a dû retourner à la maison ce samedi, indisponible pour le reste de la compétition. Le joueur du PSG était un élément-clé dans la défense française. La bonne nouvelle est arrivée dans la foulée, avec l’entrée en jeu réussie de Ludovic Fabregas, 19 ans, 1,98 m. « Tchiqui », prévu pour être la troisième rotation sur le poste de pivot (après Cédric Sorhaindo), a montré contre le Japon et la Norvège qu’il avait les épaules assez larges pour assumer. “Ludovic est un joueur très intelligent, qui apprend vite. La première fois que nous l’avions appelé en équipe nationale, nous voulions qu’il se prépare pour le Championnat du monde 2017, raconte le coach Didier Dinart. Mais nous avons vu dès les Jeux Olympiques à Rio l’été dernier qu’il était prêt, il a très bien joué en demi-finale par exemple. Il va devenir un joueur encore plus important désormais.”

Avec ses sept buts contre le Japon et encore trois ce dimanche contre la Norvège, Fabregas fait partie des trois meilleurs buteurs français depuis le début du Championnat du monde 2017, aux côtés de joueurs bien plus expérimentés que lui comme Nikola Karabatic et Mickaël Guigou (11 buts chacun) ou encore Valentin Porte et Kentin Mahé (10 buts chacun). Mais si vous l’écoutez, la majorité du crédit en revient à ses coéquipiers. “C’est facile d’évoluer avec de tels joueurs, ils font tout pour me mettre dans les meilleures conditions, explique-t-il sans fausse modestie. Je sais que le chemin vers le sommet est encore long, mais je vais y arriver plus vite avec d’aussi bons partenaires pour m’aider.”

Parmi eux, Cédric Sorhaindo, 32 ans, est un des joueurs majeurs de l’équipe de France à avoir pris Ludovic Fabregas sous son aile de pivot. Exactement comme l’actuel cosélectionneur Didier Dinart l’avait fait avec lui, Sorhaindo aide Fabregas à apprendre toutes les subtilités du poste. “Cédric l’appelle « mini-moi ». Je les vois beaucoup échanger”, observe Didier Dinart. “Cela fait partie du processus de transmission, qui a fait le succès de cette équipe ces dix dernières années. Les plus anciens aident les jeunes à gravir les échelons pour que tout le monde en bénéficie”, ajoute Guillaume Gille, son homologue. La décision de ne pas rappeler un autre pivot après la blessure de Luka Karabatic a montré à quel point le staff des Bleus faisait confiance à Ludovic Fabregas, malgré son manque d’expérience à très haut niveau. Personne ne peut prévoir ce qu’il va arriver à la France d’ici à la fin de la compétition, mais, au moins, elle sait qu’elle peut compter sur son jeune pivot. Et ça, c’est une sacrée bonne nouvelle.

Photo : Stéphane Pillaud/IHF