France-Nedim Remili : “J’ai envie de crier et de faire la fête !”

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29 janvier 2017

Champion du monde du haut de ses 21 ans, Nedim Remili avait du mal à réaliser après la finale gagnée à Paris ce dimanche soir. Ce qui n’empêche pas le meilleur arrière droit de la compétition (retenu dans l’équipe type, comme Vincent Gérard) d’être ambitieux pour la suite.

Vous n’étiez pas nombreux dans l’équipe à ne pas avoir remporté de titre de champion du monde, ça y est, vous avez votre médaille…
On est tous champions ce soir ! C’est énorme on voulait à tout prix aller chercher ce titre pour nous (les jeunes, ndlr), mais aussi pour les cadres qui méritent énormément après tout ce qu’ils ont donné à notre sport. On profite de ces émotions, c’est juste un super moment. Je ne réalise pas, je ne me rends pas compte de ce que j’ai autour du cou, c’est une joie immense de vivre ça avec des potes.

On a rarement vu une équipe de France aussi complète, c’est votre sentiment ?
C’est vrai qu’on a été dangereux dans tous les compartiments du jeu et c’est ça qui a fait notre force. On a marqué énormément de buts sur montées de balles, c’est aussi une de nos forces. Et quand on ne marquait plus sur contre-attaques, on marquait à 9 mètres, puis en pivot avec Ludo (Fabregas) qui a fait un Mondial énorme comme les ailiers…

Vous finissez meilleur arrière droit de la compétition, c’est une fierté ?
Je ne m’étais donné aucun objectif précis, juste être le plus performant possible. Je pense que je peux mieux faire, je peux apporter plus défensivement ou en attaque quand je suis en échec. Donc voilà, à moi de progresser, de continuer à travailler pour revenir encore plus fort et gagner encore plus de titres avec cette équipe.

Champion du monde à 21 ans à domicile, vous aurez du mal à faire mieux…
Champion d’Europe à 22 ! (rires) Et champion du monde encore à 23, peut-être. C’est vrai que l’on se fixe des objectifs très élevés, que ce soit en club ou en équipe nationale. Je parle au nom de tous les jeunes, on veut prouver qu’on peut apporter à cette équipe et à ce club France, car c’est comme un club. On va travailler et continuer à se remettre en question. Bon, ni demain ni après-demain, on a quand même une semaine de repos ! Je n’ai aucune idée de ce qu’on fait ce soir, mais j’ai envie de faire la fête avec mes potes, de voir ma famille et de profiter avec eux, j’ai envie de crier, c’est juste énorme !

Photo : Stéphane Pillaud/IHF