Gérard en première ligne, un pari gagnant

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27 janvier 2017

Doublure de l’inusable Omeyer, Vincent Gérard a été choisi par le duo de sélectionneurs pour garder les buts français lors de la demi-finale face à la Slovénie, ce jeudi à l’AccorHotels Arena (31-25). Une option payante, puisque le Montpelliérain, élu homme du match, s’est montré décisif. 

« La performance individuelle ne sert à rien si on ne la met pas au service du collectif, donc ce qu’il faut retenir du match de jeudi soir, c’est la qualification pour la finale ». Fidèle à lui-même, Vincent Gérard, le gardien numéro 2 des Bleus, titularisé par le duo Dinart-Gille en demi-finale, a privilégié la performance collective à sa réussite personnelle. Vincent, c’est Didier, son sélectionneur, qui en parle le mieux. “Il a été choisi pour débuter la demi-finale car il restait sur une belle prestation face à la Suède. Il était donc logique de le laisser sur le terrain, a expliqué le coach. Elémentaire. Et décisif, puisque la doublure s’est largement inspiré du taulier, avec un excellent pourcentage d’arrêts (41%), qui lui a valu la récompense de MVP du match. “Quand on prend une décision et qu’elle s’avère judicieuce pour l’équipe, c’est toujours un plaisir”, s’est félicité Didier Dinart.

C’est lui qui a informé Thierry Omeyer de sa non titularisation le matin même de la demi-finale. Un moment délicat puisque l’ancien défenseur international est resté proche du gardien du PSG, avec lequel il a partagé trois couronnes mondiales (2001, 2009, 2011) et deux titres olympiques (2008, 2012) en tant que joueur. “C’est forcément dur de sortir quelqu’un comme Thierry, un cadre, mais Titi est d’abord tourné vers la performance collective.” Un état d’esprit également mis en avant par Guillaume Gille et sur lequel les techniciens s’appuient. “La force de cette équipe vient aussi de la manière dont nous avons géré le groupe sur toute cette compétition. Quels que soient les choix que nous avons été amenés à faire, l’ensemble du groupe répond présent. L’équipe est focalisée sur un même objectif. On a pris une option avec Vincent. Il a brillamment tenu sa place. Il est un des grands artisans de cette victoire.”

L’ex-gardien de Dunkerque a profité de l’annonce matinale pour… ne rien changer à sa routine. “Nous avons préparé le match de la même façon que d’habitude avec Thierry, en analysant, en discutant…, a raconté Gérard. Il n’y a rien eu de plus ou de moins… Avant d’entrer sur le terrain, Titi m’a juste dit : “Tu les connais bien, ça va bien se passer, j’ai une totale confiance”. Omeyer avait raison. Pour la finale, dimanche à 17h30, Dinart a confirmé le retour aux fondamentaux : le gardien numéro un sera donc aligné d’entrée, avec en tête une sixième étoile mondiale, lui qui a décroché sa toute première ici-même, à Paris, il y a seize ans.

Photo : Stéphane Pillaud / IHF