Guigou : “Cette fois, on ne se fera pas manger !”

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15 janvier 2017

Un Championnat du monde à domicile est une première pour Michaël Guigou. Mais fort de son expérience, l’ailier gauche relativise la pression, la blessure de son coéquipier Luka Karabatic et le “combat” du jour face à la Norvège.

Comment le groupe a-t-il réagi au forfait de Luka ? 
Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent dans une compétition. On l’avait déjà vécu précédemment avec Luc Abalo. Il faut s’adapter rapidement. Les gros matchs arrivent, on sait qu’on a d’autres solutions. On l’a vu avec Ludovic Fabregas hier, qui a beaucoup apporté à ce poste de pivot. Je suis avant tout très déçu et très triste pour Luka. D’autant que c’est une compétition en France et que c’est arrivé assez tôt.

Quelle leçon avez-vous tirée de vos deux premiers matchs face au Brésil et au Japon, avant d’affronter la Norvège aujourd’hui ? 
Mise à part la blessure de Luka, tout s’est bien passé, tout le monde a réussi son entrée, William (Accambray, ndlr) compris. Ça lui a permis d’avoir du temps de jeu qu’il n’aurait peut-être pas eu si Timothey (N’Guessan, ndlr) avait été présent. On va désormais pouvoir intégrer Timothey. D’après ce que j’ai vu, la Norvège n’a pas forcément été très convaincante face à la Pologne, pour son premier match. De toute façon, les trois équipes que l’on va affronter vont, comme nous, hausser leur niveau de jeu. Aujourd’hui, contre la Norvège, on se prépare à une revanche par rapport à ce que nous avons vécu l’année dernière (élimination au tour principal lors du Championnat d’Europe 2016, ndlr). J’espère qu’on va montrer cette fois plus de détermination et plus d’envie. Cela nous permettra de rentrer complètement dans ce Championnat du monde 2017.

Que reste-t-il dans le groupe de votre duel perdu face à la Norvège au Championnat d’Europe 2016 ?
On a beau être meilleur individuellement, on est dans un sport de combat. Si tu ne mets pas plus d’envie que ton adversaire, généralement ça ne passe pas. On s’était fait manger là-dessus. Cette défaite doit nous servir. Je pense qu’on va le montrer aujourd’hui.

En face de vous, il y aura Sander Sagosen, l’étoile montante du handball norvégien…
C’est un très bon joueur… et une très bonne recrue pour Paris. Demi-centre, mais aussi arrière-gauche, très bon meneur et très bon buteur. Et il ne refuse pas le combat. L’année dernière, Sander nous avait fait mal. Il fait partie des joueurs qu’on devra bien maîtriser.

Comment vivez-vous cette compétition chez vous en France ?
Je ne me pose pas trop de questions sur le fait que ça se joue à domicile. C’est juste du plaisir en plus. A partir des huitièmes à Lille, ce sera sûrement exceptionnel, mais je n’y pense pas encore. Je me concentre avant tout sur les pénaltys, et sur ce que je dois améliorer pour être prêt le jour J.