JO : France-Brésil, de Rio à Paris

Guigou

16 août 2016

Les affiches des quarts de finale des Jeux Olympiques sont connues, avec notamment un France-Brésil qui sera le match d’ouverture du Championnat du monde masculin de handball 2017. Présentation des quatre matchs qui auront lieu mercredi.

15h (heure française) : France – Brésil

C’est l’affiche du match d’ouverture du Championnat du monde à l’AccorHotels Arena le 11 janvier ! France et Brésil se retrouveront dans cinq mois à Paris, en attendant, c’est la Seleçao qui reçoit dans la Future Arena de Rio mercredi en quarts de finale de ses JO. C’est presque devenu une habitude pour les Bleus, celle de calmer les ardeurs du pays hôte. Si, d’ordinaire, c’est au stade de la finale (Croatie 2009, Danemark 2011, Qatar 2015) qu’ils opèrent, c’est cette fois en quarts de finale que Claude Onesta et ses troupes défient le Brésil et son bouillonnant public. Un adversaire qui semble largement à la portée des Tricolores plutôt convaincants depuis le début du tournoi, hormis sur un trou d’air tactique face aux Croates. En mettant au repos Luc Abalo et Michaël Guigou, le sélectionneur français a pu faire tourner son effectif, afin de se garantir un maximum de fraîcheur à l’heure d’aborder cette phase finale. Dans le camp d’en face, le Brésil n’a semble-t-il rien à perdre. Alors qu’ils n’ont jamais fait mieux que 10e d’un grand tournoi, les coéquipiers du Chambérien Joao Silva tenteront d’enflammer leurs supporters. Une fougue et une jeunesse brésilienne que les Bleus devront vite calmer pour se rendre le match facile, et ainsi s’ouvrir la porte du dernier carré.

18h30 : Allemagne-Qatar

Une opposition de style : l’Allemagne, championne d’Europe, affronte le Qatar, vice-champion du monde en titre pour un quart de finale particulièrement alléchant. Titrés sur le Vieux Continent en janvier dernier, les Allemands ont d’abord eu du mal à trouver leurs marques, avant de peu à peu monter en puissance, à l’image de leur gardien, Andreas Wolff. Avec un coach, Dagur Sigurdsson, toujours en quête d’innovation tactiques, les coéquipiers du futur Parisien Uwe Gensheimer ont tout pour prendre leur revanche du dernier Championnat du monde 2015, lors duquel ils s’étaient inclinés en quarts de finale… face au Qatar. Une équipe qatarie qui déçoit quelque peu sur ce tournoi olympique, à l’image de sa déroute subie face à l’équipe de France (20-35). Alors que Valero Rivera a fait de son équipe une véritable équipe de club en réunissant les joueurs depuis de nombreux mois déjà, le collectif du Golfe reste trop dépendant du duo Capote-Markovic, et de la performance de Saric dans son but. Reste désormais à savoir si les coéquipiers de Bertrand Roiné sont capables de se révolter à l’approche du dernier carré…

22h : Danemark – Slovénie

Une affiche presque inédite. Un peu en retrait sur l’échiquier mondial ces derniers temps, la Slovénie traverse son tournoi olympique sans faire trop de bruit, mais en avalant un à un quasiment tous les obstacles. Hormis un accroc face aux Allemands (25-28), les partenaires de Vid Kavticnik ont plutôt convaincu, en offrant de plus un niveau de jeu chatoyant, grâce notamment à la palette du toujours brillant Uros Zorman, et à la verve de son duo Janc-Dolenec sur le côté droit. Tombeurs de l’Espagne lors de leur TQO, les Slovènes vont désormais se frotter au Danemark, grand habitué des phases finales depuis quelques années. Une équipe danoise qui n’a pas encore tout dit de son réel niveau, avec deux défaites face à la Croatie (24-27) et la France (30-33). Articulée autour du bras droit de Mikkel Hansen, la formation scandinave a d’un côté pris du poids défensivement avec le parfois brillant Nicklas Landin, mais semble parfois pécher en attaque, notamment en raison de l’absence d’un véritable demi-centre. A noter que les deux équipes se sont affrontées en préparation, le 4 août dernier, pour une victoire slovène d’un petit but (21-20).

1h30 : Croatie – Pologne

Comme on se retrouve… Sept mois après leur rencontre à l’Euro, Croates et Polonais se disputent une place dans le dernier carré olympique. Reste à savoir si le sort du match sera aussi irréel que le précédent, puisqu’en janvier dernier, les partenaires de Marko Mamic s’étaient imposés de 14 buts pour se qualifier in extremis pour les demi-finales (ils devaient s’imposer de 11 pour passer), plongeant dans le même temps le public polonais dans la plus profonde tristesse. Pour ce qui est des forces en présence, les Croates ont su monter en puissance sans être brillants, s’imposant notamment face à la France grâce à une meilleure utilisation de la supériorité numérique, ce qui leur a permis de finir en tête de la poule A. De leur côté, les Polonais sont apparus usés physiquement depuis le début du tournoi, Talant Dushebaev n’ayant pas réussi à insuffler une nouvelle énergie au sein de cette équipe, et ce malgré le gros noyau émanant de Kielce, vainqueur de la Ligue des champions cette année. Reste qu’un quart de finale olympique devrait suffire à motiver une équipe qui a terminé quatrième de la poule B.

 Crédit photo : FFHandball/S.Pillaud

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