JO : France-Danemark, finale de rêve

Abalo

20 août 2016

Double championne olympique en titre, l’équipe de France affronte le Danemark, ce dimanche, pour tenter de remporter une troisième médaille d’or de rang. La petite finale opposera l’Allemagne à la Pologne. 

Un rendez-vous pour l’histoire. Double championne olympique en titre, l’équipe de France a la possibilité d’asseoir un peu plus sa légende, ce dimanche (14h à Rio, 19h en France), en empochant une troisième médaille d’or olympique de rang. Une performance uniquement réalisée par l’équipe du… Danemark, chez les femmes, entre 1996 et 2004. Pour cela, les hommes de Claude Onesta doivent donc se défaire d’une équipe danoise, qu’ils ont désormais l’habitude de croiser lorsque la pente s’élève. Double championne d’Europe (2008, 2012), la formation scandinave a d’ores et déjà l’assurance de récolter sa première médaille olympique chez les hommes, mais ne devrait pas se priver de tenter d’arracher le plus précieux des métaux.

Pour cela, les hommes de l’Islandais Gudmundur Gudmundsson savent qu’il devront réussir à surpasser une équipe de France qui ne leur réussit pas vraiment ces dernières années. Battus à deux reprises en finale du Championnat du monde 2011 (37-35, ap) et de leur Euro en 2014 (41-34), les partenaires de Mikkel Hansen restent sur une série de quatre revers de rang en 2016: 36-28 à l’AccorHotels Arena lors de la Golden League, 29-26 lors du match pour la 5e place à l’Euro en Pologne, 29-25 lors du dernier Eurotournoi et 33-30 en début de semaine, pour la 5e et dernière journée du tour préliminaire. Reste désormais à observer les deux équipes sur cette finale, avec un véritable et formidable enjeu au bout du chemin.

Les Bleus invaincus en finale depuis 1993

Pour ce qui est du terrain, les Bleus, invaincus en finale d’un grand tournoi depuis 1993 soit… 10 finales de rang, semblent partir avec un petit avantage. Les Danois, habitués à développer leur formidable jeu de passes, souffrent en effet face à l’impact physique imprimé par les Tricolores. Reste le formidable poignet de Mikkel Hansen, encore auteur de dix buts en demi-finale contre la Pologne (29-28), mais aussi la qualité d’un Morten Olsen enfin présent dans un grand tournoi, ou la froide efficacité des deux ailiers, Casper Mortensen et Lasse Svan Hansen. Brillant mais souvent transparent dans les grands rendez-vous, le gardien Niklas Landin devra lui trouver la bonne carburation pour mettre à mal les tirs français.

Du côté des Bleus, la demi-finale remportée face aux Allemands a montré que Claude Onesta et Didier Dinart pouvaient encore compter sur leurs « meilleurs vieux » puisque Daniel Narcisse, 36 ans, a inscrit 7 buts dont celui de la victoire à deux secondes du buzzer, tandis que Thierry Omeyer, 39 ans, fermait la boutique avec 12 arrêts à 31%. Pour le reste, le bulldozer Nikola Karabatic est toujours à la baguette, Michaël Guigou et Luc Abalo continuent d’arpenter leurs ailes, Cédric Sorhaindo et Luka Karabatic pèsent de tout leur poids au poste de pivot, tandis que Valentin Porte apporte toute sa fougue sur le poste d’arrière droit. La recette idéale pour une troisième médaille d’or ?

Qui pour la médaille de bronze ?

Battues dans les derniers instants de leurs demi-finales respectives, l’Allemagne et la Pologne se retrouvent à 10h30 (15h30, heure française) dimanche à la Future Arena pour se disputer une médaille de bronze. Champions d’Europe en titre, les Allemands partent avec un léger avantage psychologique, suite à leur victoire lors du tour préliminaire (32-29). Mais gare à l’équipe de Talant Dujshebaev, en nette hausse de régime depuis quelques jours, qui se verrait bien décrocher une deuxième médaille olympique après le bronze en 1976…

Crédit photo : FFHandball/S.Pillaud

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