JO : La France et les autres…

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3 août 2016

A un peu plus de cinq mois du coup d’envoi du Championnat du monde, les Jeux Olympiques débutent dimanche pour la compétition masculine. Focus sur les favoris au Brésil, qui brilleront sans doute également en France en janvier.

FRANCE

Double tenants du titre olympique, les Experts s’attaqueront à Rio à un défi colossal : devenir la première équipe masculine à remporter trois médailles d’or consécutives en handball aux Jeux Olympiques (le Danemark y est déjà parvenu chez les femmes). L’équipe de France, qui a ajouté deux nouveaux titres à son palmarès depuis son sacre à Londres il y a quatre ans (Euro 2014, Championnat du monde 2015), semble avoir les armes pour accomplir un tel exploit. Les tauliers Nikola Karabatic, Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Cédric Sorhaindo, Luc Abalo ou Michaël Guigou sont toujours là et toujours aussi fiables. Mais le sélectionneur Claude Onesta peut aussi s’appuyer sur une talentueuse génération montante emmenée par Valentin Porte et Kentin Mahé.

QATAR

Depuis 2013 et l’arrivée du sélectionneur espagnol Valero Rivera, qui a coïncidé avec la naturalisation de nombreux très bons joueurs provenant de divers horizons, l’équipe nationale du Qatar est devenue l’une des valeurs sûres du handball international. La formation asiatique ne s’est pas contentée de réussir brillamment « son » Championnat du monde à domicile en 2015 (finaliste), puisqu’elle a continué à progresser depuis. Ces derniers mois, elle a ainsi validé ces progrès en obtenant des victoires de prestige, en amical, contre la France, l’Allemagne et la Pologne. En s’appuyant sur ses hommes forts de 2015 (Rafael Capote, Zarko Markovic, Danijel Saric), mais aussi sur de nouveaux renforts (Mario Tomic, Marko Bargaric), le Qatar a les moyens de créer la sensation en devenant la première équipe non-européenne à décrocher l’or olympique en handball masculin.

DANEMARK

Ces dernières années, le Danemark fait systématiquement partie des favoris dans les tournois internationaux, particulièrement depuis l’avènement de la superstar Mikkel Hansen. Talent pur qui n’a cessé de progresser au fil des années, l’arrière gauche du PSG a déjà disputé, à 28 ans, quatre finales avec sa sélection, pour un titre (Euro 2012) et trois défaites (Championnats du monde 2011 et 2013, Euro 2014). Mais depuis 2015, la formation danoise connaît un léger recul (5e au Championnat du monde 2015, 6e à l’Euro 2016), une situation que ne doit pas laisser perdurer Mikkel Hansen. Au sommet de son art sur le plan individuel, le meilleur joueur du monde (élu par l’IHF pour l’année 2015) est très bien entouré en sélection, avec des joueurs du calibre de Niklas Landin Jacobsen, René Toft Hansen, Mads Christiansen ou Henrik Mollgaard. Sur le papier, le Danemark est toujours l’une des toutes meilleures équipes du monde, reste à le redevenir sur le terrain.

POLOGNE

Décroché au terme d’une finale complètement folle, le sacre de Kielce en Ligue des champions, première victoire d’un club polonais dans l’histoire de la compétition, concrétise un âge d’or pour le handball national. Dans le sillage d’une génération exceptionnelle, incarnée par le gardien Slawomir Szmal et par l’arrière gauche Karol Bielecki, qui sera porte-drapeau du pays lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, la Pologne reste sur la meilleure décennie de son histoire en termes de résultats. Elle a cependant échoué, en janvier dernier, dans son grand objectif de remporter l’Euro à domicile (7e) et doit une revanche à ses supporters. Rio peut être l’endroit rêvé pour une rédemption. Avec dans ses rangs les stars de Kielce (Szmal, Bielecki, Michal Jurecki, Krzysztof Lijewski) ou encore le puissant pivot de Barcelone Kamil Syprzak, la Pologne, dirigée par le mythique Talant Dujshebaev (également entraîneur de Kielce), a de sérieux arguments à faire valoir.

ALLEMAGNE

En grande difficulté il y a deux ans (non qualifiée à l’Euro 2014, puis au Championnat du monde 2015, pour lequel elle avait finalement été repêchée), l’Allemagne a opéré un redressement spectaculaire depuis l’arrivée du nouveau sélectionneur, Dagur Sigurdsson. En s’appuyant sur un effectif rajeuni et décomplexé, le sorcier islandais a même réussi un véritable exploit en menant la Nationalmannschaft au titre européen en Pologne, en janvier dernier. Il va désormais falloir confirmer, mais avec le renfort des stars Uwe Gensheimer et Patrick Wiencek (absents de l’Euro 2016 pour cause de blessures) et le talent des Tobias Reichmann, Kai Häfner et autres Andreas Wolff, l’Allemagne fera de toute façon partie des équipes à battre à Rio.

Photo : FFHandball/P.Rondeau

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