L’Ascension Phénoménale, une “aventure extraordinaire”

cordee

23 septembre 2016

Cadre technique de la FFHandball au sein de la Ligue Dauphiné-Savoie, Franck Cadéi a imaginé et organisé l’Ascension Phénoménale du Mont-Blanc. Après avoir hissé le trophée du Championnat du monde 2017 sur le toit de l’Europe, il revient sur cette belle aventure.

Comment s’est passée l’Ascension finale entre le refuge du Goûter et le sommet du Mont-Blanc ?
Cela n’a pas été sans mal pour certains. D’ailleurs, dire que le Mont-Blanc est une autoroute ou une chose facile est une hérésie, j’en sais quelque chose pour l’avoir gravi plusieurs fois. Enormément de personnes le tentent, mais finalement très peu arrivent au sommet, cela relève encore de l’exploit. Pour y arriver, il faut aller chercher physiquement et psychologiquement dans ses propres ressources, lutter contre pas mal de démons, ce qu’ont réussi à faire les membres de la cordée.

Quel bilan faites-vous de cette Ascension Phénoménale ?
C’est une grande réussite à plusieurs niveaux : d’abord parce qu’elle a permis de faire un focus important sur le Championnat du monde 2017, nous nous en sommes d’ailleurs rendu compte sur place lorsque nous croisions des gens dans les refuges ou au cours de ces trois jours en montagne, le message est passé auprès de beaucoup de monde. Ensuite sur le plan humain : les gens qui ont été sélectionnés, tous issus de la famille du handball, ne se connaissaient pas avant, la sauce a vraiment bien pris, nous nous sommes découverts et avons partagé cette aventure sans tenir compte des statuts des uns et des autres. Enfin parce que nous avons atteint l’objectif qui était de monter le trophée sur le Mont-Blanc. Tout le monde est arrivé au sommet, c’est exceptionnel, grâce à la détermination de chacun et à l’esprit collectif qui nous a unis.

Vous avez travaillé plusieurs mois sur cette aventure, qu’en garderez-vous ?
Il s’est effectivement écoulé 16 mois entre le début de l’idée et l’aboutissement jeudi. En me retournant sur cette période, je me rends compte à quel point j’ai été bien accompagné, d’une part par les guides de l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme de Chamonix qui sont des hommes absolument extraordinaires, mais également par les partenaires, comme Adidas qui nous a donné un gros coup de main pour le matériel, et les entreprises qui ont contribué à financer le projet. Tout le monde a adhéré et a permis à cette Ascension Phénoménale d’aboutir.

S’il ne fallait garder qu’une image ?
Celle du sommet est bien évidemment très belle, mais je retiendrai plutôt l’ascension de l’Aiguille du Midi mardi, sur la dernière crête, j’avoue que j’ai eu un très grand moment de stress lorsque la cordée s’est retrouvée avec 800 mètres de vide de chaque côté, je pense que mes collègues ne me contrediront pas… Et a posteriori, je n’oublierai pas les regards : dimanche dernier, lors que nous nous sommes retrouvés à l’ENSA, je voyais des étincelles et des flammes dans les regards, vendredi matin, au réveil, j’ai vu de la lumière. Même chez Guillaume Gille, qui a pourtant vécu et vit actuellement des moments très forts avec l’équipe de France (il va intégrer le staff technique, ndlr), je voyais qu’il y avait quelque chose en plus.

+
Les brèves