Les Bleus prennent rendez-vous pour le Championnat du monde

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22 août 2016

Battus dimanche en finale des Jeux Olympiques par le Danemark (26-28), les joueurs de l’équipe de France, déçus mais pas abattus pour autant, se montraient déjà motivés à l’idée de reconquérir l’or en janvier 2017, lors du Championnat du monde en France.

Les Experts, doubles champions olympiques en titre, ont donc échoué sur la dernière marche dimanche dans la Future Arena du Parc olympique de Rio, finalement stoppés par une équipe du Danemark qui avait bien préparé son coup (26-28). A l’issue de la partie, si la déception de passer à côté d’un historique triplé était assez unanimement partagée, la plupart des joueurs ne cachaient cependant pas leur fierté d’être de nouveau montés sur le podium olympique. « Nous étions tellement habitués à l’or que c’est dur de perdre en finale, mais nous sommes heureux parce que nous avons fait un parcours exceptionnel. Cette médaille représente beaucoup, même si elle n’est pas en or. Des milliers d’athlètes rêveraient d’être à notre place. Avec la médaille d’argent des filles, le handball français a apporté sa part du gâteau pour battre le record de médailles de Pékin », résume Nikola Karabatic, tandis que Ludovic Fabregas ajoute : « C’est quand même une belle médaille au vu de notre résultat à l’Euro (5e place, ndlr), cela montre que nous sommes revenus et c’est aussi bon pour la suite et le Championnat du monde en France. »

Le Championnat du monde, la prochaine échéance de ces Bleus qui ont tous évoqué ce rendez-vous dans leurs réactions d’après-match, comme s’ils avaient d’ores et déjà envie de transformer l’argent olympique en or mondial en janvier 2017 à la maison. « C’est clair que le fait de s’arrêter si près du but à Rio va nous motiver. Il y a un Championnat du monde très important et extraordinaire à jouer en France », confirme le jeune Mathieu Grébille. A ses côtés, l’expérimenté Michaël Guigou, deux titres olympiques et trois titres mondiaux au compteur, ajoute : « Nous resterons sur deux compétitions pendant lesquelles nous aurons perdu. Là, nous serons en France, nous savons que nous serons attendus. Ce ne sera pas forcément une revanche, il faudra par contre tirer les enseignements de ce qui s’est passé sur ces deux dernières compétitions pour progresser. »

« Faire quelque chose pour notre public qui aime tant le hand français »

Discours repris en écho par Daniel Narcisse qui, avec Thierry Omeyer, sera le seul Bleu à avoir déjà vécu (et gagné) un Championnat du monde à la maison, c’était en 2001. « Nous allons essayer comme à chaque fois, même après les victoires, de nous poser les bonnes questions pour faire mieux. Ce Championnat du monde arrive vite, c’est quand même un moment incroyable à vivre dans une carrière. » Luka Karabatic se réjouit lui aussi de voir arriver si vite cette échéance : « On a la chance de pouvoir disputer un Championnat du monde chez nous, c’est encore quelque chose à vivre dans une carrière, il faudra essayer d’en profiter un maximum. Et ça serait bien de faire quelque chose pour notre public qui nous supporte tant et aime tant le hand français, mais aussi pour des joueurs comme Titi ou Daniel, parce qu’on ne sait pas encore combien de temps ils joueront. »

Le mot de la fin est pour le sélectionneur Claude Onesta qui ne promet pas de grands bouleversements dans le groupe amené à défendre le titre mondial de la France à la maison : « Tout ce que nous avons mis en œuvre pour Rio sera le socle de l’aventure de janvier. Nous sommes dans la continuité des deux événements et le fait que ce Championnat du monde se déroule en France va être un élément de mobilisation maximal, tous les joueurs voudront donner le meilleur et recevoir le meilleur du public français. Nous aurions gagné à Rio, cela aurait été plus délicat à gérer, là, cette équipe va vouloir montrer qu’il lui reste de l’énergie et de la qualité. D’évidence, nous ne serons pas dans un excès de confiance. » Le rendez-vous est pris : les Bleus seront à l’AccorHotels Arena de Paris le 11 janvier face au Brésil, ils passeront ensuite par Nantes pour quatre matchs de poule (Japon le 13, Norvège le 15, Russie le 17 et Pologne le 19) avant, si tout va bien, de découvrir le Stade Pierre-Mauroy pour les huitièmes et quarts de finale (21 et 24 janvier) et de revenir à Paris pour demi-finales et finale…

Crédit photo : FFHandball/S. Pillaud

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