Les forces en présence : Groupe A

GroupeA

8 janvier 2017

Jusqu’au coup d’envoi du Championnat du monde 2017, nous vous proposons une présentation de chacun des quatre groupes du premier tour. Favoris, outsiders, joueurs à suivre : voici tout ce qu’il faut savoir sur le groupe A.

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Au cours du premier tour du Championnat du monde 2017, tous les matchs du groupe A se joueront au Hall XXL de Nantes, à l’exception du match d’ouverture entre la France et le Brésil, programmé le 11 janvier à l’AccorHotels Arena de Paris. Six équipes ferrailleront pour obtenir une des quatre places qualificatives pour les huitièmes de finale.

Tenante du titre et pays hôte, la France est incontestablement la grande favorite pour la première place du groupe. Un statut qu’elle doit à son formidable palmarès, construit ces dernières années sous la houlette de Claude Onesta, sélectionneur emblématique qui a cette fois pris du recul, confiant la partie terrain au duo Didier Dinart-Guillaume Gille. Les deux anciens joueurs, champions du monde en 2001, déjà en France, tenteront de mener les Bleus vers une sixième étoile, après une année 2016 marquée par leur médaille d’argent ramenée des Jeux olympiques de Rio. Avec des stars sur tous les postes, dont Thierry Omeyer, MVP du dernier Championnat du monde, et Nikola Karabatic, élu meilleur joueur du monde en 2014, les Experts sont encore armés pour jouer les premiers rôles.

La Pologne en reconstruction, la Russie en outsider

Derrière les Bleus, le groupe A semble très ouvert. Médaillée de bronze au Championnat du monde 2015, la Pologne avait tout pour viser un nouveau podium mais les joueurs cadres en ont décidé autrement : Karol Bielecki, le porte-drapeau et meilleur buteur à Rio, le gardien Slawomir Szmal et le gaucher Krzystof Lijewski ont en effet annoncé leur retraite internationale en novembre. Et pour ne rien arranger aux affaires de Talant Dujshebaev, l’arrière gauche de Kielce Michal Jurecki a dû renoncer suite à une fracture de la main. L’ancien meilleur joueur du monde dirigera donc un groupe rajeuni, qui viendra en France pour gagner en expérience, en vue des Jeux olympiques de Tokyo, en 2020.

En Russie, la période de transition a bien trop duré. Nation phare du handball dans les années 90, la sélection dirigée par l’ancien pivot Dimitri Torgovanov entend bien renouer avec son glorieux passé. Pour cela, elle peut compter sur son ailier gauche fantasque Timur Dibirov, son demi-centre Dmitri Zhitnikov ou encore l’arrière droit Sergei Shelmenko. Suffisant pour la voir endosser le costume d’équipe surprise de la compétition ? C’est l’avis de plusieurs spécialistes, qui s’appuient notamment sur les résultats du dernier Championnat d’Europe (victoire sur la Hongrie, défaite de deux buts contre le Danemark, d’un but face à l’Allemagne), pourtant bouclé à la 9e place.

Le Brésil comme aux JO ? La Norvège comme à l’Euro ?

Dans un sport habitué à voir les équipes européennes truster toutes les premières places, le Brésil avait réussi un beau parcours lors de «ses» Jeux olympiques, l’été dernier à Rio, en atteignant les quarts de finale. Championne d’Amérique du Sud, sur un continent dominé par l’Argentine ces dernières années, la sélection auriverde pourrait avoir une belle carte à jouer. Premiers éléments de réponse lors du match d’ouverture, le 11 janvier, où elle aura l’honneur de défier l’équipe de France à l’AccorHotels Arena.

Quel visage montrera la Norvège ? C’est l’une des autres inconnues de ce groupe A. Séduisants lors du dernier Championnat d’Europe, où ils avaient terminé au pied du podium en éliminant la France, les Nordiques ont manqué les Jeux olympiques de Rio, éliminés lors du tournoi de qualification. Et ils ne doivent leur présence en France qu’à une wild-card attribuée suite à leur beau parcours en Pologne. Ils s’en remettront logiquement à leur pépite Sander Sagosen, élu meilleur demi-centre du dernier Euro, à seulement 20 ans, et futur joueur du Paris Saint-Germain.

Si l’ailier gauche Rémi «Anri Doi» Feutrier s’est fait un nom en France, où il défend les couleurs de Chambéry, c’est du côté du banc qu’il faut chercher pour trouver les stars du Japon. L’Espagnol Carlos Ortega, passé par Veszprem, a pris les commandes de la sélection à la fin de l’année, décrochant une victoire historique sur la Corée du Sud (31-25). Et il passera le relais après le Championnat du monde à l’actuel sélectionneur de l’Allemagne, l’Islandais Dagur Sigurdsson. Sans doute insuffisant pour espérer perturber la hiérarchie de cette poule mais qu’importe, la sélection nipponne est déjà tournée vers 2020 et les Jeux de Tokyo.

Calendrier complet du groupe A :

France-Brésil (11 janvier, 20h45)
Russie-Japon (12 janvier, 17h45)
Pologne-Norvège (12 janvier, 20h45)
Japon-France (13 janvier, 17h45)
Brésil-Pologne (14 janvier, 14h45)
Norvège-Russie (14 janvier, 17h45)
France-Norvège (15 janvier, 17h45)
Brésil-Japon (15 janvier, 20h45)
Pologne-Russie (16 janvier, 20h45)
Norvège-Brésil (17 janvier, 14h)
Pologne-Japon (17 janvier, 17h45)
Russie-France (17 janvier, 20h45)
Russie-Brésil (19 janvier, 14h)
France-Pologne (19 janvier, 17h45)
Japon-Norvège (19 janvier, 20h45)