Où voir les stars des JO en France d’ici le Championnat du monde ?

Narcisse et les frères Karabatic sous le même maillot en Bleu et en club.

30 août 2016

Parmi les joueurs qui se sont fait remarquer lors du tournoi olympique et qui brilleront sans doute à nouveau en France en janvier 2017, on compte plusieurs pensionnaires du championnat hexagonal, qui débute le 21 septembre. Rebaptisée Lidl Starligue, la Division 1 aura cette année un petit parfum de Rio et un avant-goût de Championnat du monde !

Paris Saint-Germain

Avec son effectif composé d’une pléiade d’internationaux, le champion de France en titre sera bien sûr l’un des plus gros pourvoyeurs de stars. A commencer par les champions olympiques danois Mikkel Hansen et Henrik Mollgaard. Elu MVP et meilleur arrière gauche du tournoi olympique, après avoir été désigné meilleur joueur du monde pour l’année 2015, Hansen est certainement à l’apogée de sa carrière, autant dire qu’il faut savourer la présence, pour la cinquième saison consécutive, d’un tel joueur au sein du Championnat de France.

Le Paris-Saint Germain a par ailleurs opéré un recrutement spectaculaire pour cette nouvelle saison, avec l’arrivée du génial Uwe Gensheimer. Troisième meilleur buteur du tournoi olympique (49 buts) derrière le Polonais Karol Bielecki (56) et Mikkel Hansen (55), nommé meilleur ailier gauche de la compétition, Gensheimer a porté l’Allemagne jusqu’à la médaille de bronze. Ses débuts en France seront suivis de près, tout comme ceux des autres recrues parisiennes aperçues à Rio, le Croate Luka Stepancic, le Suédois Jesper Nielsen et le Slovène Gorazd Skof.

Mais le plus gros contingent d’athlètes olympiques au PSG est bien sûr assuré par les médaillés d’argent français, qui sont cinq dans l’effectif parisien : Luc Abalo, Luka Karabatic, Nikola Karabatic, Daniel Narcisse et Thierry Omeyer. S’ils ont tous été plutôt performants à Rio (Nikola Karabatic a même été élu meilleur demi-centre du tournoi), ces derniers restent sur la déception de la finale perdue face au Danemark. L’objectif du début de saison en club sera à la fois de passer à autre chose et de se projeter vers le Championnat du monde 2017, qui pourrait être la dernière échéance internationale de certains d’entre eux (Omeyer, Narcisse).

Montpellier

Comme le PSG, le MHB compte dans ses rangs cinq joueurs ayant disputé les JO avec l’équipe de France : Ludovic Fabregas, Vincent Gérard, Mathieu Grebille, Michaël Guigou et Valentin Porte. En début de saison, tous les regards devraient cependant être braqués sur le dernier nommé, nouvelle recrue du club héraultais. Elu meilleur arrière droit du tournoi olympique, auteur de 24 passes décisives (le deuxième meilleur total de la compétition derrière le Croate Domagoj Duvnjak, 26), Porte est en train de changer de statut et devrait poursuivre sa mue dans son nouveau club.

D’autres Montpelliérains se sont également illustrés à Rio : éliminés en quarts de finale par le Danemark, les Slovènes Vid Kavticnik et Jure Dolenec ont néanmoins tenus leur rang de tauliers de leur sélection, avec des statistiques honorables : 20 buts, 7 passes décisives pour Kavticnik, 17 buts, 12 passes décisives pour Dolenec. Le Tunisien Aymen Toumi, dont la sélection n’a pas passé le premier tour, a été un peu moins en vue, mais il reste l’un des piliers du MHB.

Saint-Raphaël

Un seul joueur évoluant chez les vice-champions de France était présent à Rio, le Français Adrien Dipanda. Âgé de 28 ans, l’arrière droit a pris une nouvelle dimension la saison dernière et avait, pour la première fois de sa carrière, un rôle important à tenir avec les Bleus. Et il a su assumer ses responsabilités, combinant au total 14 buts et 16 passes décisives en 8 matchs. Malgré la défaite en finale, Dipanda a relevé avec brio le défi international. Il a tout pour s’installer durablement comme l’une des têtes d’affiche du Championnat de France.

Chambéry

S’il a enregistré cet été le départ de la pépite Timothey N’Guessan vers Barcelone, le club savoyard conserve dans son effectif un autre grand espoir du handball mondial vu à Rio : le Brésilien Joao da Silva. Le demi-centre (ou arrière droit) de 22 ans a activement participé au beau parcours à domicile de la Seleçao, qui s’est achevé contre la France en quarts de finale. Solide défenseur, Joao da Silva a également montré une certaine efficacité en attaque (10 buts inscrits en 14 tirs, soit un joli 71% de réussite sur l’ensemble du tournoi). Sa marge de progression est encore importante,et Chambéry, qu’il avait rejoint à l’été 2015, semble le club idéal pour poursuivre son éclosion.

Dunkerque

A l’image de l’étonnante trajectoire de sa sélection croate à Rio (victorieuse du Danemark et de la France en poule, puis battue par la Pologne en quarts de finale), le Dunkerquois Marko Mamic a vécu un tournoi olympique contrasté. Bénéficiant d’un temps de jeu réduit lors des gros matchs, il a très peu pesé et s’est même fait expulser contre la France. Mais lorsqu’on lui a donné l’occasion de s’exprimer davantage, comme lors du dernier match de poule face à la Tunisie (48 minutes de jeu), l’arrière gauche âgé de 22 ans a montré un échantillon de son immense talent (5 buts à 5/9 au tir). S’il parvient à trouver plus de régularité avec son club, Mamic pourrait bien devenir l’une des plus redoutables gâchettes de l’Hexagone.

Crédit Photo : FFHandball/P. Rondeau

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