Président Delplanque : “Nous n’avions jamais atteint un tel engouement”

HANDBALL - GOLDEN LEAGUE ROUEN 2016

11 janvier 2017

Président du Comité d’Organisation France Handball 2017 et de la Fédération Française de Handball, Joël Delplanque “reste prudent” avant le lancement de la compétition, même si l’engouement du public et des médias lui donne “toutes les raisons d’être satisfait”.

A quelques heures du match d’ouverture, l’organisation est-elle prête à vivre une compétition «phénoménale» ?
La première exigence est de livrer un événement parfait, donc tant que nous n’avons pas connu la tempête, pour reprendre une expression de Claude Onesta (le manager des Bleus, ndlr), je reste prudent. Le signal positif (en plus de la billetterie, ndlr) est incontestablement l’environnement médiatique, qui accompagne cette compétition. Jamais, à l’occasion de tous les événements que nous avons organisés à ce jour, nous n’avions atteint un tel engouement. Si je me réfère à l’exposition médiatique, il est clair que j’ai toutes les raisons d’être satisfait.

Un nombre important de places ont été vendues à des non licenciés, de nombreux projets pour promouvoir le handball ont également vu le jour ces derniers mois… Le concept d’un handball accessible à tous était-t-il primordial dans votre organisation ?
Ce qui est primordial c’est que l’héritage de ce Championnat du monde profite à tous. A tous nos clubs, au public, pour montrer que le handball a des formes diverses, qu’il est accessible à tous les publics, valide et non valide. C’est la raison pour laquelle nous avons mis l’accent sur tous ces programmes, toutes ces actions, toute cette exposition de notre sport qui aujourd’hui accompagnent ce Championnat du monde. Et qui ont accompagné sa préparation pendant les cinq années qui ont précédé l’ouverture de cet événement.

«Que tous les publics puissent participer à cette grande fête»

Autre élément important, la fête, autour des villages d’animation notamment, présents sur de nombreux sites…
Nous en avons installé un à Bercy Village (à proximité de l’AccorHotels Arena, ndlr), que j’ai inauguré le 6 janvier. Il y en a également à Albertville, à Rouen, à Nantes… Dans un contexte singulier, la fête c’est incontestablement un objectif. Il faut montrer que notre pays, malgré ce contexte et malgré les dispositions de sécurité tout à fait justifiées, sait aussi continuer à vivre, à organiser des grands événements et faire en sorte que tous les publics puissent participer à cette grande fête.

Avec votre double casquette de Président du Comité d’Organisation et de la Fédération Française, vous ne serez pas un spectateur comme les autres…
Je ne suis pas un spectateur, je suis d’abord un supporter de l’équipe de France. Cette équipe de France, j’y travaille quotidiennement avec Claude Onesta, le directeur technique Philippe Bana et les entraîneurs, Didier Dinart et Guillaume Gille. Elle fait bien sûr l’objet de toute mon attention. Aujourd’hui, l’engouement entraîne une pression considérable sur cette équipe, et il est de mon devoir qu’elle puisse se préparer en toute sérénité, puisque nous attendons tous une nouvelle performance, comme à chaque fois d’ailleurs que la sélection s’engage dans une compétition, a fortiori dans ce Championnat. Soyez assurés que j’ai et que j’aurai de façon permanente une oreille et un œil extrêmement attentifs à l’équipe de France.