Qatar-Roiné : “Les gens ont crié mon nom !”

Bertrand Roiné lors de Qatar-Egypte

15 janvier 2017

Champion du monde 2011 avec l’équipe de France, Bertrand Roiné a ensuite rejoint la sélection qatarie, avec laquelle il a atteint la finale du Championnat du monde 2015. Avant le match du Qatar contre Bahreïn ce dimanche à Paris (17h45), l’arrière gauche de 36 ans évoque son plaisir de jouer le Championnat du monde 2017 dans son pays natal.

Qu’est ce que ça vous inspire de disputer ce tournoi en France ?
Ça fait plaisir d’être là et ma famille viendra sur les prochains matchs. Pour avoir voyagé un peu partout, je sais que le public français est l’un des meilleurs au monde, peut-être même le meilleur. Lors du Championnat du monde au Qatar, les supporters français étaient les plus nombreux à s’être déplacés. Pour notre premier match à l’AccorHotels Arena face à l’Egypte, la salle n’était pas pleine, mais l’ambiance était vraiment bonne.

Vous avez d’ailleurs été ovationné par le public français après vos buts…
Oui, même à l’échauffement, quand je suis arrivé dans la salle, j’ai entendu des spectateurs crier mon nom. C’est très sympa de voir que les gens ne m’ont pas oublié.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière en équipe du Qatar ?
J’aurai 36 ans le mois prochain et c’est difficile de me projeter sur deux ou trois ans, c’est trop loin. Je suis déjà content de jouer au niveau international à mon âge. La prochaine compétition, le Championnat d’Asie, n’arrive que dans un an. Il y aura aussi les Jeux Asiatiques en octobre 2018. On verra. Si mon physique le permet, si j’ai toujours envie et que le coach a toujours envie que je continue, je continuerai.

La 2e place du Qatar au Championnat du monde 2015 a-t-elle renforcé l’intérêt pour le handball dans votre pays d’adoption ?
Le nombre de jeunes licenciés a augmenté d’environ 30%. Immédiatement après le tournoi, les gens nous reconnaissaient et nous arrêtaient dans la rue pour prendre des photos. Avant, ce n’était pas trop le cas ! Personnellement, au delà de la médaille d’argent, ce que je retiens de 2015, c’est le bonheur de vivre cette expérience avec l’équipe. Nous avons un super groupe, on vit très bien ensemble. Après la finale de 2015, je me suis dit « m…, c’est déjà fini ! » Je n’avais pas envie que ça s’arrête, c’était une super aventure, que du bonheur !

Photo : Julien Crosnier/France Handball 2017