Stars du Championnat du monde : Niklas Landin

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11 novembre 2016

Chaque semaine, nous vous proposons le portrait complet d’un joueur qui fera l’actualité du Championnat du monde 2017 commenté par un des quatre ambassadeurs sportifs de la compétition. Cette semaine, le Danois Niklas Landin vu par Valérie Nicolas.

Le parcours

L’histoire de Niklas Landin, c’est avant tout celle d’un surdoué. Peut-être pas autant que son compatriote Mikkel Hansen, et encore, pas sûr… A 22 ans, quand il évoluait encore au club de Silkeborg, dans son pays natal, toute l’Europe du handball s’est précipitée pour attirer la pépite danoise dans ses filets. Et c’est finalement Rhein-Neckar Löwen qui a empoché la mise. Pendant trois ans, en Allemagne, Landin va parfaire ses gammes. Gardien typiquement nordique, il se montre avare en mouvements mais très précis, se contentant parfois de bouger un bras ou une jambe pour remporter un duel. Sobre, mais au combien efficace. Il se forge ainsi une réputation de mangeur d’attaquants, capable des plus grandes prouesses dans les rendez-vous importants. Pas de surprise, donc, de le retrouver sous le maillot de Kiel désormais, mais aussi titulaire indiscutable avec la sélection danoise. Et après de nombreuses désillusions, Niklas Landin a remporté cet été le Graal de tout sportif, la médaille d’or olympique à Rio, en battant la France en finale. La consécration, après trois finales de championnat d’Europe et du monde perdues. Et nul doute qu’après avoir goûté à la victoire, Niklas Landin y reviendrait volontiers en 2017 en France…

L’avis de Valérie Nicolas, ambassadrice du Championnat du monde

“Niklas Landin est un très bon gardien, capable d’arrêts fantastiques. Pas forcément le plus spectaculaire, il a un style typiquement nordique, fait de parades au sol. C’est un gardien qui est capable de descendre très vite sur ses appuis, avec des grands écarts et beaucoup de souplesse. Il lui manque peut-être un soupçon de régularité pour atteindre le niveau d’un Thierry Omeyer par exemple, mais c’est sans doute dû à son âge. A 27 ans, c’est encore un jeune gardien qui va bientôt arriver à maturité. A l’heure qu’il est, il a la capacité d’être décisif sur certains matchs en faisant une vingtaine d’arrêts. S’il parvient à maintenir ce niveau à chaque sortie, il ne sera plus loin d’être le meilleur gardien du monde.”

Niklas Landin et le Championnat du monde 2017

“Je suis très impatient de jouer ce Championnat du monde. La France a l’expérience d’organiser des événements de cette taille, donc j’en attends forcément beaucoup. Il devrait y avoir une grosse atmosphère et beaucoup de fans dans les salles. Quand on regarde le tirage au sort, je pense qu’il n’est pas mauvais pour nous. Toutes les équipes dans le groupe jouent bien, mais je pense que nous avons des chances de bien y figurer et de nous qualifier pour la phase à élimination directe.”

L’action phénoménale

En trois arrêts, le résumé parfait du style et de l’efficacité de Niklas Landin. Face à Barcelone, dans un match décisif pour se qualifier pour les quarts de finale de la Champions League, le gardien danois verrouille sa cage à double tour dans les derniers instants du match. Deux face-à-face gagnés, dont le second en levant « simplement » la jambe, et un plongeon pour sauver le ballon qui filait vers la cage vide. Et une qualification au bout !

Crédit Photo : Stéphane Pillaud/FFHandball

 

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