Stepancic : “Nous sommes plus forts dans les gros matchs”

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18 janvier 2017

A l’instar de ses compatriotes Igor Vori, Jakov Gojun ou Marko Kopljar, repartis depuis, le Croate Luka Stepancic, 26 ans, a été transféré à Paris l’été dernier. L’arrière droit croate rêve d’une potentielle finale du Championnat du monde 2017 dans sa ville d’adoption.

Trois matchs, trois victoires. La Croatie peut être satisfaite de son début de Championnat du monde…
En effet, nous avons six points au compteur, même si nous n’avons pas toujours bien joué dans nos premières périodes. Mais nous sommes comme un moteur diesel, nous avons besoin de temps avant de trouver le bon régime et après nous fonctionnons bien. Donc nous sommes confiants après ces trois premiers matchs.

Vous attendez-vous à une “finale” de groupe face à l’Allemagne vendredi 20 janvier ?
Tout d’abord, nous sommes très heureux d’avoir atteint notre premier objectif, qui était d’avoir la possibilité de se battre pour cette première place. Et avant tout, nous devons jouer le Chili. C’est toujours dur pour nous de jouer des matchs en étant favoris. Nous aimons les gros matchs, mais nous avons souvent des problèmes contre les “petites” équipes. Le duel avec l’Allemagne est une super rencontre, ça va être du 50-50. Nous savons que les Allemands se battent pendant 60 minutes, même s’ils ont déjà plié le match.

Si vous finissez à la première place du groupe C, vous jouerez votre huitième de finale à Paris, plus proche de Rouen que Montpellier…
Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, mais vous avez absolument raison. Je pensais plutôt à avoir des adversaires peut-être plus faciles lors des premiers matchs éliminatoires, que d’arriver dans ma nouvelle ville.

Depuis l’été dernier, vous vivez à Paris et jouez pour le PSG. A quel point cette étape de Zagreb à Paris a-t-elle été importante dans votre progression ?
C’est toujours une grande étape quand vous êtes transféré dans un club qui appartient au top 3 mondial. Le coach Noka Serdarusic me voulait, c’était très important pour moi. Il y a dans ce club plus de dix joueurs de classe mondiale, dont je pourrai apprendre beaucoup. C’est génial !

Vous avez encore une chance de disputer quatre matchs du Championnat du monde 2017 dans votre ville d’adoption…
Oui, cela signifierait que nous avons atteint les demi-finales, ce qui serait un super résultat pour notre jeune équipe et la réalisation d’un rêve. Vendredi sera une date cruciale pour notre futur proche.

Si vous pouviez choisir parmi vos coéquipiers du PSG, lequel choisiriez-vous de retrouver en finale : Nikola Karabatic, Mikkel Hansen ou Uwe Gensheimer ?
Si nous arrivons aussi loin, peu m’importe face à qui. D’abord c’est le Chili mercredi, puis plusieurs autres matchs. C’est vraiment un long chemin et j’ai l’habitude d’approcher un événement étape par étape.

Qu’est-ce qu’un bon résultat en France signifierait en vue du Championnat d’Europe 2018, qui aura lieu en Croatie ?
Nous avons un plan pour notre équipe rajeunie. Après l’Euro en Pologne et les Jeux Olympiques de Rio, nous avons vu quels joueurs étaient les bons. Maintenant, le Championnat du monde en France est la dernière pièce du puzzle pour nous. Nous voulons et devons nous battre pour l’or l’an prochain, tout le monde attend qu’on le gagne. Nous serons dans la même situation en 2018, que la France en ce moment.

Photo : Philippe Montigny/France Handball 2017